• Pieter BRUEGEL - La noce paysanne

     

     

    la noce paysanne de Bruegel

     

     
     
      
      
    Vu au Kunsthistorisches Museum, le grand et magnifique musée des beaux-arts de Vienne, ce merveilleux tableau de Pieter Bruegel l’ancien, peintre actif en Flandre au milieu du 16e siècle. Vous connaissez probablement déjà cette toile, il s’agit du célèbre Repas de noces (Bauernhochzeit en allemand, soit plus précisément La noce paysanne).
     
    On ne connaît qu’une quarantaine de toiles de lui dont un tiers se trouve précisément au Kunst. C’est une des premières fois dans l’histoire de la peinture que le peuple est personnifié, les paysans sont individualisés dans leurs activités et leurs divertissements.
     
     
     
     
      
      
    A la mort de Bruegel, un de ses amis le décrivit ainsi : “c’était un homme tranquille, sage et discret : mais en compagnie, il savait s’amuser”.
      
    C’était aussi un homme complice des sujets qui l’inspiraient et pour lesquels il avait d’évidence une grande tendresse, comme ici.
     
    Cette Noce paysanne est un des derniers tableaux du maître.
      
    On sait qu’il allait prendre des notes et des croquis sur le vif et qu’il peignait ensuite tranquillement la toile dans son atelier, en la “réinventant” un peu au besoin. Il ne s’agit donc pas comme on pourrait le penser d’un “instantané”, d’un “Polaroïd” du 16e siècle mais d’une composition réfléchie et posée même si elle se base sur la réalité.
     
     
     
     
      
      
    La salle est bondée et le peintre s’intéresse en fait plus aux trognes de ses paysans et à leurs costumes qu’aux arts de la table même si c’est ici notre sujet. On peut ainsi distinguer sur la table le tranchoir en bois qui pouvait servir d’assiette avec des couteaux.
      
    Il n’y a évidemment pas de fourchettes (elles ont été inventées en Italie à la même époque mais n’arriveront que bien plus tard en Flandre, après la France d’ailleurs).
      
    Quant aux cuillères, ainsi que le révèle le détail ci-dessus, chaque convive
    semble venu avec la sienne.
     
     
     
     
      
    La bière coule à flots et on se passe de verres. Chacun dispose de sa cruche. Rappelons qu’à l’époque, l’eau est impropre à la consommation (trop polluée) et qu’on boit donc presque exclusivement du vin (en France) ou de la bière (dans le Nord de la France et en Flandre), jusqu’à 4 litres par jour et par personne !
     
    La lumière du tableau tombe sur les plats qui sont apportés par les serviteurs. Il s’agit probablement d’une bouillie, proche du porridge moderne ou d’une crème.
      
    On la mange sans façon entre convives.
     
     
     
     
      
      
    Dans cette salle où tout le monde dîne dans la bonne humeur, deux figures se détachent. La première est celle d'un enfant qui lèche un plat, un quignon de pain posé sur les genoux. On peut aussi noter le couteau qui pend à sa ceinture.
      
    Le couteau est à l’époque un instrument multi-usages (façon couteau suisse) personnel et qu’on emmène donc partout avec soi... et d’abord pour se défendre dans la rue.
     
     
    La seconde figure est celle de la mariée au fond devant la tapisserie verte, sous une couronne en papier, la seule à ne pas manger. Probablement, Bruegel, qui utilise ses personnages comme autant d’allégories, veut-il signifier ici la vertu de l’abstinence et de la contenance quand autour d’elle tout le monde cède à la gourmandise (qui est un péché mortel).
     
     
    Et le marié, où est-il, vous demandez-vous ? Il est absent, ce qui est conforme à la coutume flamande du temps. Il ne rejoindra sa femme qu’ensuite, pour la nuit de noces. Est-ce aussi cette perspective qui navre la jeune épousée ?
     
     
    sources :
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    « Pierre-Auguste RENOIRiIlyá Efimovitch Repin »
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