• CAMILLE CLAUDEL

     

     

     

    La passion Claudel

      

    Camille Claudel (1864 – 1943) est connue du grand public depuis les années ‘80, grâce à Une femme Camille Claudel d’Anne Delbée (1981), puis au livre de sa petite-nièce Reine-Marie Paris (1984), « avertie du destin de sa grand-tante non pas par son grand-père ni par sa mère, mais par un ami amateur d’art ».

    En 1989, Bruno Nuytten filme Adjani, superbe dans le rôle de l’artiste, face à Depardieu en Rodin, une rareté au cinéma peu tourné vers la sculpture.

     

    Dominique Bona renouvelle l’approche de cette destinée dans une biographie parallèle de la sœur et du frère, Camille et Paul - La passion Claudel (2006). Après son remarquable Berthe Morisot -

      

    Le secret de la femme en noir (2000), elle évoque ici l’affection entre deux fortes personnalités très tôt vouées à l’art, et puis le terrible éloignement qui va laisser Camille seule, à l’asile, pendant trente ans, sans personne de sa famille à sa mort ni à son enterrement.

    Même pas une tombe à la mémoire de la sculptrice, laissée à la fosse commune.

     

    CAMILLE CLAUDEL 

      

    Paul Claudel : « On était les Claudel, dans la conscience tranquille et indiscutable d’une espèce de supériorité mystique. » Camille est née en décembre, Paul en août quatre ans plus tard, Louise entre-temps. A la maison, l’ambiance est détestable. Beaucoup de disputes.

      

    La mère est sèche et sévère (sauf avec sa fille cadette), le père taciturne.

    « Ce qui manque au foyer des Claudel, c’est la joie. (…) Aucune espèce d’insouciance ne lève jamais la chape d’un monde où même les enfants sont graves. » Fonctionnaire à l’enregistrement, le père déménage régulièrement.

      

      

    Le 19 OCTOBRE 1943

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    Camille CLAUDEL 

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    Camille Claudel est née le 8 décembre 1864 dans l’Aisne. Aînée du poètePaul Claudel et d’une soeur Louise, (le premier enfant de la famille étant disparu à 16 jours), sa mère voit d’un mauvais oeil la passion de sa fille pour la sculpture.

     

    Le 19 octobre...C. CLAUDEL dans Artistes 0a103Rencontrant le sculpteur Alfred Boucher, à Nogent sur Seine (où la famille s’installe ensuite), celui-ci lui révèle ses dons et lui conseille de les développer.
    Elle s’installe alors à Paris avec son frère Paul, 36 bd de Port-Royal, pour se perfectionner auprès des maîtres de l’Académie Colarossi…qu’elle quittera pour un atelier de location avec sa meilleure amie Jessie Lipscomb.
    Boucher lauréat du Prix de Rome partant un an à la Villa Médicis, confie son élève douée à Rodin.

     

     

    0a19 dans EuropeLe célèbre sculpteur est fasciné par cette personnalité originale, pleine de talent et de volonté. Une longue liaison tumultueuse suivra. Rodin est inspirée par son élève et dit lui-même :
    « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose » ; »Je lui ai montré où trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle ».

     

    0a27 dans FemmesMais Camille est passionnée, éprise d’absolu ;
    comprenant que Rodin (24 de plus qu’elle) ne laissera jamais son ancienne maîtresse…elle le quitte.
    Elle travaillera beaucoup, aura des admirateurs…
    mais jamais de commande de l’État.

    A la mort de son père, la famille la fait interner, en mars 1913, à Montfavet (Vaucluse) où elle finira les trente dernières années de sa vie… abandonnée…n’ayant qu’une visite annuelle de son frère.

    *

     

    Pitoyable !
    Quel gâchis
    Un tel talent …

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    *

    Une salle entière est consacrée à ses oeuvres
    comme ci-dessus : l’Age mûr
    visible au Musée de l’hôtel Biron
    (Paris VII°)

     

     

     

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    sources :   http://osee3.unblog.fr/2009/10/19/le-19-octobrec-claudel/

      

      

      

    C’est à treize ans que Camille suit ses premiers cours de sculpture, avec Alfred Boucher. Le petit Paul, comme elle l'appelle, adore marcher, et aussi lire : « Quand la lecture entre dans sa vie, elle ne le lâche plus. » Entre le frère et la sœur, qui s’aiment beaucoup, elle sera une passion partagée.

     

    CAMILLE CLAUDEL 

      

    La première oeuvre marquante de Camille, c’est un Paul Claudel à treize ans (1881). La famille vit alors à Paris : Paul va au lycée Louis-le-Grand, Camille à l’atelier Colarossi. Travail avec d'autres jeunes filles, visite des musées, liberté nouvelle, Paris exalte Camille. Paul, lui, déteste la ville. Rebelle au kantisme régnant, il préfère lire Baudelaire. La sœur et le frère, « les Claudel », se soutiennent l’un l’autre, passent leurs vacances ensemble, voyagent en tête à tête.

     

     

    CAMILLE CLAUDEL 

     

    Camille Claudel, soeur du poète Paul Claudel, est également connue pour sa relation passionnelle avec le célèbre sculpteur Auguste Rodin. A cause de cette relation, Camille Claudel n'aura de cesse de vouloir être reconnue pour son oeuvre et non pas en tant qu'élève du maître. Elle finit d'ailleurs par mettre un terme à leur relation tumultueuse. Quelques années après s'être séparée d'Auguste Rodin, elle est internée par sa famille en mars 1913. Seul son frère Paul Claudel lui rendra visite. Camille Claudel s'éteindra à l'asile Montfavet près d'Avignon le 19 octobre 1943.

     

     

    CAMILLE CLAUDEL 

     

     

    Quand Camille entre à l’atelier de Rodin, elle n'a pas encore dix-huit ans, lui en a quarante-deux. On travaille beaucoup chez Rodin. Douée, Camille se voit confier des mains, des pieds, devient bientôt une praticienne du maître. Paul s’inscrit à Sciences-Po ; il veut voir du pays, traverser des mers – « Fuir ! Là-bas, fuir ! » (ensemble, ils fréquentent pendant des années les mardis de Mallarmé).

     

     

     

     

     

    1886. Paul est ébloui par les Illuminations de Rimbaud, qui devient « la référence absolue ». Cette même année, à Notre-Dame de Paris, le Magnificat chanté par des voix d’enfants à la messe de Noël le submerge. Une inscription au sol de la cathédrale garde le souvenir de sa conversion. Foi et poésie pour l’un, Art et amour pour l’autre, leurs chemins se séparent. Quai d’Orsay, Amérique, Chine, … Le poète-diplomate ne cesse d’être ailleurs et d’y nourrir son œuvre. 

     

     CAMILLE CLAUDEL

      

    Camille quitte l’atelier de Rodin en 1892. Dans l’onyx, elle sculpte ses Causeuses, ne vit que pour son art, et un temps, dans l’amour de Rodin. Mais elle n’est pas partageuse et lui ne veut pas se séparer de Rose Beuret. C’est la rupture. L’âge mûr l'évoque, même si on ne peut réduire ce chef-d’oeuvre à l’anecdote : une jeune femme à genoux implore un homme entraîné par une vieillarde.

      

      

    Dominique Bona fait revivre les heures créatrices de Camille, ses difficultés, ses réussites, celles de Paul en alternance. L’éclairage biographique passe de l’un à l’autre avec la même attention. Lui aussi est déchiré par l’amour : Rosalie Vetch, mariée, l’a aimé puis quitté, bien qu’enceinte de lui, pour un autre. Partage de Midi. Vie, douleur et création.

     

     CAMILLE CLAUDEL

      

    Puis viennent les années terribles. Délire de persécution. Camille voit partout la « bande à Rodin » qui cherche à lui nuire. Son père, qui l’a toujours aidée, meurt. Une semaine plus tard, à quarante-huit ans, Camille, souffrant de paranoïa, est enfermée à l’asile. Quand elle va mieux, sa mère refuse de l’accueillir. Elle paie sa pension mais ne veut plus la voir. Pire, elle interdit toute correspondance ou visite qui ne soit pas de sa famille proche. Sa sœur verra Camille une seule fois, Paul quatorze - en trente ans, dix-sept visites seulement !

     



    Camille Claudel 
    par ChantHappy
     

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    le fond musical du blog sera supprimé 

     

    Il faut lire là-dessus La robe bleue, le beau roman de Michèle Desbordes (2004), qui s’inspire d’une photographie de Camille prise en 1929 à l’asile de Montdevergues par le mari de Jessie Lipscomb, son amie d’atelier. Jean Amrouche, à qui Paul Claudel accepte de se confier au début des années ’50 pour des Mémoires improvisés, insiste pour qu’il parle davantage de sa sœur : « échec complet », juge celui-ci, qui l'oppose à sa réussite. Comme l’avait prédit Eugène Blot, ami fidèle de Camille Claudel, le temps a remis tout en place. Paul Claudel a connu les honneurs de son vivant, il a sa place dans l’histoire littéraire. La rétrospective Camille Claudel organisée l’hiver dernier a attiré les foules au musée Rodin. Elle est devenue une légende. « Claudel, ce nom glorieux, a désormais deux visages. »

     

     

     

    Photos d'après le catalogue de l'exposition Camille Claudel, musée Rodin, 1991.

     

    sources : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2008/11/index.html

     

    photographies ajoutées google

     

     

     

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